François 的个人资料Frans K's dirty land照片日志列表 工具 帮助

Frans K's dirty land

Ghislain François

职业
地点
兴趣
J'espère que le lecteur qui se balade sur cet espace s'y plaira et passera un bon moment à me lire. C'est mon seul objectif!
第 1 张,共 12 张
8月12日

Pas de nouvelles...

 Voilà quelque temps que je n'ai rien écrit ici. Je ne sais pas vraiment pourquoi, pas le temps, manque d'envie et d'inspiration, je ne sais pas trop...
 
Beaucoup de choses ont changés! Je vais être père en janvier, j'ai fêté mon trentenaire en juin et nous cherchons un endroit plus grand pour élever celle qui sera plus que probablement l'amour de ma vie.
 
C'est vrai que j'aurais pu écrire sur ces différents sujets qui me tiennent à coeur. Mais est-ce que ça intéresse le peu de personnes qui me lisent? Je ne pense pas. Je m'interdis de m'allonger sur un divan virtuel et me livrer à des gens qui, si ça tombe, ne me connaissent même pas.
 
Mais soit, je ne résiste pas à l'envie de vous dire à quel point je suis heureux depuis que je sais que je vais être père. J'ai tellement hate de faire plus ample connaissance avec ma fille!
 
Promis, je vais me remettre à écrire sérieusement, parceque si vous lisez ça, c'est que vous avez aimé les précédents articles.
 
A bon entendeur, to be continue...
5月16日

Maar NEE meneer!!!

C’est suite à un message de mon camarade Gunth que j’ai atterri sur le site de la demoiselle qui vous avez la chance de voir en photo. Elle se nomme Tania Derveaux et nous vient d’Anvers. Comme vous pouvez également le constater, la douce a aussi le bon goût de nous proposer 40.000 fellations. J’entends les plus érudit d’entre vous se dire « Encore une pute qui veut battre un record à la con… je m’inscrirais bien ! ».

Détrompez vous, la belle n’a pas l’intention de battre un quelconque record, elle se présente tous simplement aux élection sénatoriale du 10 juin de cette année en tête de liste du parti « Nee ».

Bon, c’est très bien tous ça mais quel est le rapport avec les 40.000 pipes promises ? Et bien figurez vous que c’est parti d’une blague. A la vue des promesses de création d’emploi d’un grand nombre de nos politichiens, qui sont en générale nombreuse et irréalistes, le parti Nee a décidé de faire dans la dérision en proposant 400.000 new job. Cette proposition est tout à fait irréalisable et le parti Nee en est bien conscient. Mais suite à cette proposition, certaines personnes, probablement de la haute bourgeoisie flamande, ont fait la demande, tout aussi réaliste de plutôt proposer 400.000 blowjob. Et la belle Tania d’enchaîner « Ok pour 40.000 pipes, si les gens vote pour moi ! ».

Donc, on peut se rendre sur le site de la demoiselle et réclamer son du en s’inscrivant sur une liste de pompage en masse. Tania a calculé que pour tirer le nombre de pipe promis, ça lui prendra 500 jours, à raison de 80 fellations par journée. Sans compter que le parti Nee prend en charge les frais de déplacement pour remplir le contrat passé avec les internautes, tous aussi impatient les un que les autres de pouvoir jouir d’une si jolie bouche. Evidemment, il faudra répondre à quelques critères hygiéniques et de majorité, mais je doute que beaucoup rechigne à passer sous la douche pour un moment avec Mademoiselle Derveaux.

Mais quel est le but de cette jeune femme, me direz vous ? Quel intérêt ? Pourquoi, comment, mon Dieu je n’en peux plus de tant de questionnement interne qui me donne envie de faire sous moi. Et bien l’initiative de la jeune femme est pour moi très respectable. Elle veut donner à ses concitoyens déçus la possibilité de voter pour un autre parti que les traditionnels, sans pour autant s’enfoncer sur le chemin boueux de l’extrême droite. Elle le dit elle-même, hors de question de siéger si elle est élue ou alors uniquement pour faire du vote un droit et plus une obligation.

Donc, l’initiative est très bonne, selon moi bien entendu, mais que fait on de cette histoire de pompage massif ? Les plus puritains d’entre nous, suivi en masse par ceux qui se prétendent ouvert mais qui au bout du compte ne considère pas qu’une fille capable de vouloir sucer 40.000 queues soit politiquement fiable, ces plus puritains disais-je, avant de m’égarer dans une nouvelle phrase sans fin, ces puritains crieront haut et fort que c’est un véritable scandale de laisser une telle femme se présenter aux élections. Car cela pourrait faire trembler certains hommes politiques. Imaginez, l’engouement de la gente masculine pour cette femme qui se préoccupe des vraies demandes de l’homme moderne. Imaginez, Tania Derveaux prouvant ouvertement aux chiennes de garde que c’est en suçant que l’on réussi à se frayer un passage jusqu’au sommet de la pyramide. Imaginez une ministre qui légifèrerais sur l’obligation de la fellation au travail et à la maison en rentrant du boulot !

Est-ce si illusoire de s’imaginer une telle femme au pouvoir ? Et bien oui, tout à fait ! C’est d’ailleurs pour ça qu’elle n’a pas l’intention de siéger, ni de construire sa carrière politique à coup de langue sur des glands inconnus. Mademoiselle Derveaux ne tiendra probablement pas parole. Elle n’a probablement jamais eu l’intention de le faire. Tant mieux ! Pourquoi ? Parce qu’elle prouve que si vous êtes capables un seul instant de croire qu’elle vous sucera la queue pour un vote, vous serez capable de croire n’importe quelle promesse des politiciens, aussi merdique soit elle.

Je tire mon chapeau au parti Nee, qui a mis en évidence l’évidence même, c'est-à-dire que la politique devient un grand cirque où les intérêts personnels prédominent sur l’intérêt de la communauté. Il ne faut cependant pas généraliser, mais les rares faisant exception ne sortiront que très rarement du lot.

Je me plais alors à rêver à un gouvernement de femmes, toutes aussi charmantes les unes que les autres et dont l’action ne se porterait que sur le plaisir de leurs concitoyens. Une main dans le slip, l’autre dans notre portefeuille. Mais en me réveillant, je ne vois que la bande à Elio et je débande en me rendant compte qu’on a plutôt une main sur la gueule et l’autre dans la bourse. Quitte à se faire enculer, autant y prendre du plaisir ! Non ?

A bon entendeur, votez bien…

http://www.nee-antwerpen.be/index-eng.htm

 

4月18日

Un si gentil garçon!

Richard - 24/06/1983 – 00h22

Je l’ai échappé belle ! Encore un peu et c’en était fini de la fête. C’est de ma faute, je n’aurais jamais du le laisser seul. Mais nom de Dieu, si on ne peut même plus avoir confiance en ses amis, où va-t-on ? Je ne lui demandais pas grand-chose, juste de ne pas bouger de là et d’attendre mon retour. Evidemment, il a fallu qu’il aille se promener dans la rue sans se soucier de ce qu’allait penser les voisins. En plus, ces enfoirés appellent la Police. Mais merde alors, si on ne peut plus s’amuser entre copains. Enfin, j’ai réussi à calmer l’affaire et tout est rentré dans l’ordre. Rien de bien grave au bout du compte, juste une grosse frayeur. Il n’aurait quand même pas du sortir dans la rue nu comme un vers et complètement saoul. On s’est quand même pris un sacré fou rire.

  

Richard – 23/06/1983 - 22h02

Nous venons de rentrer à la maison. Il a l’air en forme, ça fait plaisir à voir. Je lui ai préparé une surprise pour son anniversaire. C’était il y a deux jours mais je pense que l’intention le touchera réellement. Nous avons commencé la soirée dans ce bar de la rue du bourg où j’ai mes habitudes. Nous avons déjà bu pas mal et c’est bien parti pour que la fête continue. Ce qui m’inquiète c’est qu’au début, il n’avait pas l’air enchanté de continuer la fête chez moi. Il m’a suffi d’insister un peu pour qu’il craque. Je sais qu’il en avait envie mais qu’il ne voulait pas le montrer. Les amis ça sert à ça, faire plaisir à ceux qu’on aime !

 

Alex – 22h03

On vient d’arriver chez Richard. Il est vraiment sympa. Je pense que je lui plais et il n’a pas l’air d’avoir remarqué que j’ai passé la soirée à regarder une petite brune assise au bar. Mais bon, je ne pense pas qu’il osera tenter quoi que ce soi.

En tout cas, on en tient une fameuse tous les deux. Ca faisait longtemps que je n’avais plus fêté un anniversaire de cette manière. Vingt-cinq ans, ça se fête non ?

A l’intérieur de la maison, je sens une drôle d’odeur, difficilement masquée par un désodorisant pour chiotte probablement bon marché. Après quelques minute je n’y fais même plus attention, l’odeur de joint à probablement du la couvrir définitivement.

Nous sommes face à face et nous discutons de nos célibats respectifs avec une légère pointe d’amertume pour ma part. Richard essaie de me rassurer. Il pense qu’à mon âge, j’ai encore le temps de tomber sur la bonne personne. Je bois un whisky coca. Richard boit un gin tonic. Je n’aurais pas du fumer après autant d’alcool, ma tête commence tout doucement à tourner. Putain, je suis complètement bourré en fait ! Ca ne va pas, je me sens partir.

 

Alex – 18h00

Ce soir je vais boire un verre avec des amis à la rue du bourg. Je n’ai rien fait pour mes vingt cinq ans il y a deux jours, je dois me rattraper. Nous serons six normalement. Je vais me préparer pour ne pas être en retard. Je dois les rejoindre dans une demi heure. Pas de temps à perdre.

 

Richard – 22h15

Ca y est, ça commence à faire de l’effet. Je suis sur qu’il aime. Il a toujours adoré les nouvelles expériences. Pour ses vingt cinq ans, je pouvais bien faire ça. Je ne voulais pas lui dire, c’était la surprise. Je l’avais quand même mis sur la piste en lui donnant « un whisky du chef ». Le début est parfois un peu rude mais après ça fini toujours par aller mieux. Il me regarde fixement de ses grands yeux bruns. Il a compris et me remercie de mon cadeau par un merveilleux sourire. Quelle joie de lui faire plaisir à ce point.

 

Alex – 19h30

Après une heure d’attente, Richard s’assoit à ma table. Il est de bonne humeur et me souhaite bon anniversaire. Je lui explique que j’ai bien cru que j’allais passer la soirée seul. Nous commandons une cruche de bière pour nous deux. Il faut fêter ça de quelque manière que ce soit. J’ai soif, lui aussi, profitons en pour nous bourrer la gueule. De toutes façon, je n’ai pas le choix, tout le monde a annulé pour ce soir, il ne  reste plus que lui. Ca fait vraiment chier que mes amis n’aient pas su venir. Mais bon, même si je connais Richard depuis trois minutes, je pense que je vais passer une bonne soirée.

 

Louise – 23h59

« Nom d’une pipe, qu’est ce que c’est que ce boucan dans la rue ? » se demande Louise surprise dans son sommeil par une sirène de police. Elle enfile un peignoir, attrape sa canne et se jette à la fenêtre pour voir ce qu’il se passe. Un gyrophare clignote et éclaire une partie de la rue. Tout est bleu par intermittence et la lumière l’aveugle légèrement. Elle distingue une jeune homme, complètement nu, soutenu par deux policiers. Il ne porte qu’une casquette sur la tête et n’a pas l’air de savoir où il se trouve. « Probablement un drogué », se dit-elle. Elle allait aller se recoucher lorsque tout d’un coup, elle vit, sortant de nulle part, le voisin d’en face arriver en courant vers les policiers. Il leur parla quelques longues minutes et réussi apparemment à les convaincre de le laisser ramener le jeune homme chez lui. Elle pousse un long soupir en secouant sa tête de gauche à droite, se disant que ce brave Richard avait bien du courage de s’occuper de tous ces jeunes désoeuvrés.

 

Richard – 24/06/1983 – 00h30

Bon, reprenons où nous nous étions arrêté avant que notre jeune ami ne se paie une petite balade. Heureusement que je lui avais mis une casquette avant de descendre à la cave sinon c’était cuit. Les flics n’ont pas vraiment insisté pour rentrer dans la maison. Tant mieux. Je vais pouvoir me re-déshabiller. Alex s’est assis sur une chaise dans le garage comme je lui ai demandé. Nous allons pouvoir continuer notre petit jeu.

Cette fois, je l’attache à la chaise. Il aime ça, je le vois bien. Je remets la bâche en plastique là où elle se trouvait. Je ramasserais ses cheveux après, ce sera plus facile quand on aura fini, il pourra me donner un coup de main.

Mon érection refait surface, c’est le bon moment. Je lui enlève sa casquette pour en finir et remet la machine au bon endroit, là où je m’étais arrêté. J’appuie sur le bouton. Je ne pensais pas qu’une mèche aussi fine réussirait à forer si facilement son crâne. Le voilà que reprend tout doucement connaissance. Ce doit être les vibrations de la machine. J’ai bien fait de prévoir de le bâillonner au cas où il changerait d’avis. Je sais bien qu’il en meure d’envie et l’alcool pourrait le faire changer d’avis.

Voilà, le trou est presque fini, je vais pouvoir procéder à la transformation. Il sera le premier de mes soldats, comme il le voulait tout à l’heure. J’ai été chercher l’acide à la cave, je n’ai plus qu’a l’injecter dans le trou avec la seringue. Tu seras le commandant en chef de mon armée de morts vivants. Cette fois ça marchera, j’ai bien revu mes dosages.

Bon anniversaire mon garçon !

 

Louise – 16/07/1983

La police est venue ce matin. Je leurs ai dit que je n’avais jamais rien remarqué de bizarre. Il parait qu’on a retrouvé vingt cinq corps dans la cave de Richard. Tous avec un trou dans le crâne. Il voulait les aider et leur permettre de recommencer une autre vie. Qui aurait pu croire ça ? Il était si gentil avec tous ces jeunes !

3月20日

(H)Ell(e)

Ce qui suit seront probablement mes derniers mots. J’ai aujourd’hui cinquante deux ans et il y a de forte chance que tout s’arrête là. Que me reste-t- il encore aujourd’hui ? Pas grand-chose, croyez moi. Ma fille ? Elle me prend pour ce que je suis, un raté. Elle a raison d’ailleurs, je n’ai plus qu’une seule raison de vivre : Elle! Quand je repense à toutes ces années, derrière moi, où j’étais heureux de vivre, quel gâchis. Mon mariage était parfait, j’aimais ma femme et ma fille, nous vivions dans notre petit logement avec une grande partie de mes collègues pour voisin.  

Toute cette merde me dégoûte, mon travail me dégoûte, la vie me dégoûte et surtout je me dégoûte ! Dans le miroir ce n’est plus moi que je vois mais un vieillard défraîchi et complètement démoli. Comment en suis je arrivé là ? Je ne saurais pas le dire moi-même. Je me vois chuter depuis pas mal de temps et je sens que l’atterrissage est pour bientôt. Je ne saurai de toute façon plus faire demi tour. Elle me retient en otage depuis plus d’un an chez moi. J’ai du arrêter de travailler et je sais que d’ici peu de temps on va me dire que je ne suis plus apte à effectuer mon boulot et que je devrai être mis à la pension. Pas de problème pour moi mais de ce fait nous devrons quitter la maison qu’ils m’ont fournie au début de ma carrière. On va se retrouver à la rue. Il ne manquait plus que ça pour compléter le tableau.  

D’abord ma femme s’en va, avec la petite sous le bras, suivie par le divorce. Elle en avait marre que je la trompe si souvent avec Elle. Je la comprends dans un sens. Quand elle l’a appris, la première fois, elle est restée étonnement calme et nous avons beaucoup discuter de notre relation de couple, de ce qui n’allait pas entre nous, de ce qu’elle ne faisait pas pour que j’aie besoin d’aller voir ailleurs. L’histoire s’était tassée d’elle-même et je me suis éloigné de Elle. Mais malgré tous mes efforts, j’y pensais tout le temps. 

Ce qui devait arriver arriva, j’ai commencé à la revoir. Je prétextais des services de nuits pour m’échapper et que nous puissions passer quelques nuits ensembles. J’ai réussi à le cacher à ma femme quelque temps mais elle avait des doutes, je le voyais.

Au boulot, ce n’était pas la joie non plus. Certains de mes collègues voyaient d’un mauvais œil cette relation qu’ils connaissaient, bien malgré moi. D’autres, par contre, trouvaient ça tout à fait normal et ne comprenaient pas la réaction de certains de nos confrères. Nous avons d’ailleurs, Elle et moi, passé des soirées avec certains collègues dans la même situation que nous et nous pouvions alors nous laisser aller à notre amour, sans pour autant devoir nous cacher. Mais ma femme était là et nous a surpris alors que je lui avais juré de ne plus la revoir.

La première fois, je réussi à m’en sortir, je ne sais pas comment. Lorsque arriva la deuxième, ce ne fut pas le même refrain car elle avait des preuves que je n’avais jamais cessé de la voir. Des collègues, jaloux probablement, étaient venu la voir pour lui en parler et apparemment, notre fille m’avait vue l’embrasser alors qu’un jour d’imprudence, je l’avais laissée entrer chez moi quelques instants alors que ma femme était absente. Cet incident déclancha tout et je me retrouvai alors seul. Je l’ai mal vécu mais Elle était là et nous allions enfin pouvoir vivre notre amour au grand jour, sans se soucier du regard des autres.  

Les premiers temps furent agréables. Nous recevions des amis à la maison, nous sortions, sans oublier nos petites soirées en tête à tête. Nous nous aimions plus que tout et rien n’était plus important ! Jusqu’au jour où Elle devint de plus en plus exigeante. Dans un premier temps, elle me coûta de plus en plus cher. Ses exigences augmentaient de plus en plus. Toujours plus de dépense, toujours plus d’argent pour elle et ses envies. Au début j’essayais de la calmer mais rien n’y fit, je ne contrôlais rapidement plus rien, je ne savais plus que lui obéir pour éviter tout problème. Nous nous aimions toujours autant mais son comportement m’a amené à ne plus sortir de chez moi. Je me renfermais sur moi-même de plus en plus. Je voulais qu’on nous laisse seuls. Je ne répondais plus au téléphone, je n’ouvrais plus ma porte aux rares amis qui passaient me saluer. 

Je ne voyais plus mon ex-femme et ma fille ne voulait me voir que si j’étais seul. Je réussissais à m’éclipser de temps en temps mais je ne traînais jamais longtemps, Elle m’attendait à la maison et elle était du genre impatient. 

Après quelques années, je suis tombé en dépression. Ma fille m’a demandé de me faire interner pour réfléchir à la situation et essayé de quitter Elle. Je savais que mon état mental était du à son emprise sur moi et j’ai donc accepté. Au début, tout se passait bien et je pense même que Elle avait décidé de me laisser le temps de souffler. Puis elle vint me rendre visite à l’hôpital, de plus en plus souvent, jusqu’à ce que je sorte. Je suis rentré chez moi et elle m’attendait, dans le salon. Au début, j’ai essayé de l’ignorer et puis de la raisonner. Mais après un certain temps, elle a repris le dessus. Elle m’avais foutu une paix royal pendant quelque semaines, me laissant même aller voir ma fille des après midi entiers, pour que je puisse découvrir ma petite fille qui venait de naître.

Puis tout s’enchaîna, les problèmes d’argents accumulés à ma dépression et à ma chute tant physique que psychologique. Elle m’a détruit à petit feu, sans que je m’en rende compte ni que je l’en crois capable. Maintenant cette lettre du boulot. Passé un délai de quelques mois, si je ne retravaille pas, je serai mis à la pension pour inaptitude physique et on nous jettera à la porte. Autant en finir que de subir cet ultime affront. J’en ai assez vécu pour savoir que je ne veux pas de ça en plus.

Des mains se sont tendues pour me sortir de ce trou, mais je n’ai pas eu le courage ni la force de les agripper fermement jusqu’à la sortie. En général, je lâchais prise quand l’effort devenait trop intense. Dommage que je n’ai pas su m’en sortir plus tôt parce que maintenant je sais qu’il est trop tard. Je ne ferai plus marche arrière. Je trouverai plus facilement la force de me tuer que de continuer à vivre dans ces conditions. C’est Elle qui m’aura tué au bout du compte, moi qui l’aimais tant ! 

J’ai préparé la laisse du chien de ma fille, qui est parti en même temps qu’elle. Ca sera assez solide pour supporter mon poids. Je vais l’accrocher dans le hall, à cette barre bien solide qui traverse le plafond. Cette barre que je croise depuis tant d’année en me questionnant sur son utilité. Maintenant, je sais. Je sais aussi que Elle ne me croit pas capable de faire ce que je prépare et qu’elle restera là, dans le salon, sans rien dire, en me regardant faire. Elle se dira qu’au dernier moment j’arrêterai ce qu’elle appellerait du cinéma, pour que je vienne me consoler dans ses bras et que nous reprenions le cours normal des choses. Mais cette fois ci, j’irai jusqu’au bout et je serai fort, au moins une fois dans ma vie. 

Si je pouvais retourner dans le passé et revivre ce moment où on me l’a présentée pour la première fois. Je casserais la gueule de celui qui m’a tendu mon premier verre de bière ! Mais Elle était si bonne !

 

A bon entendeur, inspiré de faits réels...

3月6日

Le bon vieux temps

Qu’on me laisse utiliser mon espace quotidien d’expression libre pour ne pas aborder un nouveau sujet avec vous, mais pour expulser une réaction qui me ronge. J’ai lu avec intérêt les dernières réactions à mon article sur Pierre Desporges. Tantôt timides, tantôt engagées. Je ne m’attarderai que sur ces dernières, sans pour autant dénigrer les premières, qui m’auront, au passage, flatté la couenne, que vous me savez abondante.

Je vais donc rebondir sur les commentaires de Manus et Lenoir car il y a matière. L’idée est de recentrer un peu le débat sur ce qui n’était qu’un hommage à la base et non une défense de l’écoeurant « c’était mieux avant » qui s’oppose au tout aussi répugnant « c’était pire avant », évoqué par certain.

On pourrait croire en effet, de par mes écrits que je regrette le doux temps où Michel Leeb et Patrick Sébastien nous singeaient le nègre comme personne et où l’arabe n’était bon qu’à vendre des tapis ou à s’écrier « Notre peuple vaincra ! » les crolles recouvertes de couscous. Mais attention, je viens de dire le mot « crolle », ce n’est pas bien, car je stigmatise une différence physique et donc par là je suis une miette raciste. Ne pouvant pas me rabattre sur le mot « frisé », je parlerai donc de différence capillaire, bien que certains non-africains du nord (attention à ne pas dire arabe, marocain ou autre), ont la même coiffure, mais eux on peut se moquer, ils sont blancs et donc on peut se foutre de leur gueule.

Je disais donc, avant d’avoir été grossièrement interrompu par ma cervelle délirante, que certaines réflexions m’ont interpellées. La première est évidemment à propos du doute sur la réelle drôlerie de Desproges. On vient me parler de sketch qui repasse chez Drucker et Sébastien, ainsi que du petit rapporteur, infâme loufoquerie post soixante-huitarde (si je ne m’abuse) qui n’a eut pour seul mérite que celui de nous faire découvrir Pierre Desproges. Celui là même qui ne resta pas bien longtemps sous le giron d’un Jacques Martin boulimique de mise en valeur de sa personne. Elimé le style de Desproges ? Mais vous voulez plaisanter !? Evidemment si on prend comme référence la bataille de boudin entre lui et Prévost, il est clair qu’on fait mieux comme référence artistique. Bien que, excusez moi encore, ce n’est pas plus malin que les pitreries salasses et grotesques de Michael Youn. Soit ! Avant de parler de style élimé, écouter « Le tribunal des flagrants délires » ou « Les chroniques de la haine ordinaire »… à moins que vous ne préfèreriez le style hautement plus spirituel de Bigard ou François Damiens bloqué en François l’embrouille dans Dikkenek. L’humour n’a pas d’âge parce que la connerie humaine n’en a pas non plus ! L’être humain est toujours aussi con et refera toujours les mêmes conneries même après s’être pété la gueule mille fois. Dans ce contexte, les textes d’un Desproges ou d’un Coluche seront toujours d’actualité.

Il est certain qu’à l’heure actuelle, les formats humoristiques sont dictés par les maquignons du tube cathodique et on ne voit pas Desproges à la télé dans ses sketchs les plus cinglants. On n’osera jamais diffuser le sketch des juifs, j’y reviens, un samedi soir en heure de pleine écoute. Alors, je vois, là haut sur la colline, la bannière de la tolérance revenir au galop, attachée à la celle des pourfendeurs de mauvais penseurs en tout genre. Mais merde alors, Desproges était le premier à se foutre des fachos et de l’ignominie du front national. Coluche, lui, criait haut et fort son soutien au mouvement « Touche pas à mon pote ! » alors qu’il prenait un malin plaisir à imiter des arabes dans ses sketchs. Mais nom de Dieu, qu’on ne me fasse pas croire que le publique des années 70-80 était beaucoup plus raciste que maintenant et que c’est pour cela que ces mecs avaient du succès. Il n’y avait pas plus de raciste que maintenant, bien au contraire. Le public avait peut-être même bien un esprit plus ouvert à l’humour. Certes, ça ne volait pas toujours très haut, mais je préfère un Popeck à un Mike de RTL-TVI qui fait bien rire la ménagère de plus de 24ans et puis, un noir qui imite d’autres noirs pour faire rire les blancs, si ça c’est pas le comble de l’obscène, faites moi signe.

« Oui, mais vu qu’il l’est, noir, il peut bien, lui, se moquer des noirs ».

Donc maintenant pour faire de l’humour il ne faut parler que de ce qu’on est ! Si je suis une brêle en ski, je peux en rire, si je suis impuissant, je peux en rire, si je suis juif…non, ça on peut jamais en rire parce que même quand on est juif, on devient antisémite si on se moque ! Mais bordel de merde, où allons nous, je vous le demande ? Je vais clairement le dire, et ça en choquera peut-être plus d’un, et ça, tant mieux, je suis d’accords avec Lenoir quand il dit ne pas être choqué par le tristement célèbre « utilisation pornographique de la Shoa ». On a tellement bourré le crâne de tout le monde que dès qu’on critique la Shoa ou le peuple élu, on se retrouve taxé d’antisémite et de bandit de grand chemin. Excusez moi mais, si le propos n’est certes pas délicat, je comprends ce que veux dire Dieudonné, même si je ne l’aurais certainement pas dit en ces termes.

Quant à Desproges, je le répète, il s’attaquait à toutes les formes de sacralisation qui rendent, en général, les gens plus con qu’ils ne le sont déjà. Le formatage culturel dans lequel nous vivons est de plus en plus lamentable et il nous faudrait un type de sa trempe pour décoincer le tas de cons que nous sommes, censuré par les marchands de rêves américains et les empêcheurs de penser en rond ! Vous préférez suivre la masse ? Bonne route ! Je resterai sur un chemin parallèle et je vous crierai que vous êtes en train de suivre un trou du cul. Ce dernier voudra probablement me faire taire afin que je ne donne pas de mauvaises idées aux autres. Devant le peloton d’exécution je me dirai peut-être alors que si j’avais été bouffon, vous m’auriez peut-être écouté !

A bon entendeur, merci de me supporter…

 
作者 
作者